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# Posté le dimanche 01 mars 2009 20:42

Modifié le lundi 20 juillet 2009 13:33

Presentation

Presentation
John Ronald Reuel Tolkien est né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud. Sa mère, Mabel Suffield, fait partie d'une famille commerçante des Midlands, alors que son père, Arthur Tolkien, en allemand.
En 1896, à cause de ses problèmes de santé, sa mère decide de retourner en Angleterre près de Birmingham où il passe le reste de son enfance. Son père, resté en Afrique du Sud, meurt là-bas. En 1904, sa mère meurt à son tour. Il sera d'abord placé sous la tutelle d'un prêtre catholique, le père Francis Morgan, puis d'une tante à partir de 1905.

En 1916, il épouse Edith Bratt, une amie d'enfance dont il était amoureux depuis longtemps, mais que le prêtre de son enfance avait tenue à distance, car celui-ci voulait que John ne se consacre qu'à ses études avant de se lancer dans une relation amoureuse.

Il s'engage ensuite dans l'armée et sert dans les Lancashire Fusiliers pendant la Première Guerre mondiale durant laquelle il participe à la meurtrière bataille de la Somme. Il est rapatrié en 1917 pour cause de « fièvre des tranchées ». C'est à cette époque que, déjà passionné de langues imaginaires, il crée la langue des Elfes, le haut-elfique ou quenya et écrit les prémices de la mythologie du Silmarillion.

En 1919, il est diplômé d'Oxford. Il travaille tout d'abord comme lexicographe sur le fameux Oxford English Dictionary de 1919 à 1921, puis obtient un poste de maître-assistant à Leeds. En 1924, il devient professeur de langue anglaise. En 1925, il revient à Oxford (Merton College) pour une chaire de langue ancienne (anglo-saxon). En 1945, il enseigne la langue et la littérature anglaises jusqu'à sa retraite en 1959.

Son premier livre Bilbo le Hobbit a été inventé sous forme orale, puis mis par écrit (inachevé), pour ses enfants. Découvert par une étudiante, puis par un éditeur, le manuscrit est achevé, puis publié, en 1937. Il a travaillé à partir de 1938 sur Le Seigneur des Anneaux qui est publié en 1954, et dont le succès ne se démentit jamais, dès les années 1950, mais surtout à partir du milieu des années 1960. En 1978 paraît une première adaptation cinématographique animée, réalisée par Ralph Bakshi. Ce film, partiellement réalisé en rotoscopie, arrête le récit au milieu du 2e tome, Les deux tours. Le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson a adapté quant à lui l'intégralité de l'œuvre dans trois films à succès tournés ensemble, mais sortis successivement en salles en 2001, 2002 et 2003.

Tolkien était autant philologue que linguiste. Spécialiste du dialecte mercien (Mercian) du vieil anglais (qu'on parlait dans le centre de la Grande-Bretagne, entre 450 et 1150) et du moyen anglais (1150 - 1500), il a enseigné d'autres langues germaniques (norrois et gotique). Il parlait l'afrikaans, le latin, le grec, l'hébreu, le gallois et le finnois qu'il aimait particulièrement, ce qui n'était, en revanche, pas du tout le cas du français (La francophobie de Tolkien est évoquée par tous les biographes, notamment par Humphrey Carpenter, qui la juge « presque inexplicable »).

C'est le 29 septembre 1971 qu'Edith, sa femme, meurt. Sur sa tombe, il fait graver après son nom, Lúthien. Il la rejoignit le 2 septembre 1973, et avait demandé que soit gravé, pour lui, le nom de Beren (Lúthien et Beren sont deux personnages de l'univers qu'il a créé, la Terre du Milieu, le premier couple alliant elfe et humain). Il est enterré au cimetière Wolvercote à Oxford.

# Posté le samedi 02 février 2008 16:13

Modifié le dimanche 03 février 2008 06:19

Survol de l'oeuvre

Survol de l'oeuvre
En tant qu'écrivain, Tolkien est particulièrement célèbre pour avoir imaginé un univers de fiction très complet et cohérent, avec sa cosmogonie et son histoire, ses peuples ainsi que leurs langues et cultures.

Couramment cité sous le nom (quelque peu réducteur) de Terre du Milieu, ce monde est le théâtre de ses récits dont son roman le plus célèbre, Le Seigneur des Anneaux, dans lequel il ne voyait qu'une petite partie de sa mythologie.

Sa seconde œuvre en célébrité, mais précédente en chronologie, est Bilbo le Hobbit, dont le personnage-titre figure en bonne place dans le Seigneur des Anneaux. En troisième position, on citera le Silmarillion, publié à titre posthume par son fils Christopher Tolkien, qui a le mérite ou peut-être le blâme de donner la toile de fond du Seigneur des Anneaux, et d'en expliquer de nombreux attendus et sous-entendus. En fait, le Seigneur des Anneaux tout entier tient dans un court chapitre final du Silmarillion...

Il y a aussi des nouvelles, courts romans, et recueils de poèmes dans le style du « vers allitératif anglo-saxon », poèmes dont les poètes professionnels se sont souvent gaussés. Sans juger de la qualité des vers en question, du moins peut-on y déceler une source majeure : l'amour passionné des langues anciennes, en l'espèce le vieil anglais, langue purement germanique, dont Tolkien regretta amèrement, sa vie durant, la corruption par le français des conquérants normands.

Au risque de décourager l'explorateur devant l'ampleur de la tâche, il faut bien l'avouer : le cœur de l'œuvre de J.R.R Tolkien, c'est bel et bien le Silmarillion... Ouvrage tôt commencé, jamais fini, puisque publié après sa mort. Dans ses premières ébauches, il s'intitulait le « livre des Contes Perdus », titre pompeux, mais reflétant bien l'ambition de son auteur. Le Silmarillion commence à la Création du Monde ! J.R.R Tolkien y écrit sa propre version de la Genèse.

Quelques clés de l'œuvre de Tolkien :

-Tolkien était fervent catholique (ce qui, en Angleterre, n'est pas forcément facile à porter). Ceci explique peut-être l'absence apparente de religion dans le Seigneur des Anneaux. Mais toute l'œuvre de J.R.R Tolkien est imbibée de religion.
-De son propre aveu, J.R.R Tolkien a voulu construire toutes ses histoires pour donner un contexte à ses propres inventions linguistiques (voir ci-dessous).
-J.R
.R. Tolkien ayant perdu très tôt son père, revint jeune enfant encore en Angleterre. Il vécut dans un petit village près de Birmingham, Sarehole, depuis lors avalé par la banlieue tentaculaire de Birmingham. Ces éléments, perte du père, perte d'une ruralité happée par le monde industriel, ont probablement joué un rôle dans la genèse de l'œuvre.
-En
fin, les talents de conteur de Tolkien se sont exercés sur sa propre progéniture, au moment d'aller dormir...

Point confirmé, si besoin était, par ses biographes.
Il convient de signaler que J.R.R.Tolkien n'était pas un écrivain professionnel, qu'il n'utilisait aucun des outils classiques de l'écriture (scripts, story boards, etc...). Il écrivait en se laissant porter par son inspiration. Ainsi, lorsqu'il commença le Seigneur des Anneaux, il pensait seulement écrire une suite au « hobbit », sans imaginer seulement ce qui allait en sortir. Le personnage d'Aragorn, autre exemple, n'existait pas avant que Tolkien écrivît la scène de l'auberge du Poney Fringant (« the Prancing Pony »), et dans sa première inspiration, il n'était pas encore l'héritier lointain et futur roi. De là, l'impression étrange qu'il laisse au premier abord, d'un personnage un peu inquiétant. Tolkien retourne brillamment la situation après coup, suggérant qu'il faut aller au-delà des apparences... Ou encore : il est assez clair que Galadriel est une pièce ajoutée tardivement dans la vaste généalogie des Noldor, et pour cause : elle a été créée bien après les premières versions du Silmarillion.

# Posté le samedi 02 février 2008 16:24

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 12:46

Langues construites

Langues construites
La carrière académique et la production littéraire de Tolkien sont toutes deux indissociables de son engouement premier pour la linguistique et la philologie.

Spécialiste de l'anglo-saxon médi
éval ou, plus précisément, du dialecte mercien, c'était d'abord un érudit maîtrisant plus d'une dizaine d'autres langues, au nombre desquelles on peut citer le gallois (dont il donna des cours, cf. Lettres, n°7) et le finnois (qu'il découvrit par l'intermédiaire du Kalevala). Nombre de langues qui l'intéressaient vinrent donc à figurer dans ses œuvres de fiction. Ainsi qu'il le précise dans l'appendice F, section II, du Seigneur des Anneaux, Tolkien se présente, par le biais d'une mise en abyme, comme le « traducteur » présumé du Livre Rouge de la Marche de l'Ouest. Il prend en conséquence le parti de rendre les noms (toponymes ou patronymes) des peuples « humains » de son univers fictif par diverses langues réelles. Il utilise ainsi l'anglo-saxon pour les noms et la langue des Rohirrim (Eorl, Eomer, Theoden, éored, mearas, etc.) et le vieux norrois pour les noms des Nains (Dwalin, Narvi, etc.) ou encore du mage Gandalf. Les Contes et Légendes Inachevés mentionnent aussi l'utilisation de la langue gotique pour les ancêtres des Rohirrim (Vidumavi, Vidugavia).

Mais en parallèle à ses trava
ux professionnels, et parfois même à leur détriment (au point que ses publications académiques restent assez peu nombreuses), Tolkien se passionnait pour les langues construites. Amoureux des mots au-delà de son métier, il avait une passion qu'il appelait son « vice secret » : la construction pure et simple de tout un vocabulaire imaginaire, avec son lot de notes étymologiques et de grammaires fictives. Pas moins d'une dizaine de langues construites figurent dans Le Seigneur des Anneaux, au travers de noms de lieux ou de personnages, de brèves allusions discursives ou de chants et de poèmes. L'ensemble participe à la vraisemblance du récit, chacun des peuples de la Terre du Milieu ayant ses traditions, son histoire et ses langues.

Tolkien aborde sa conc
eption personnelle des langues construites dans son essai A Secret Vice. La composition d'une langue, pour lui, relève d'un désir d'esthétique et d'euphonie, participant d'une satisfaction intellectuelle et d'une « symphonie intime ». Il disait avoir commencé à inventer ses propres langues vers l'âge de 15 ans, et nous pouvons probablement penser que son métier de philologue n'était qu'un des reflets de sa passion profonde pour les langues. S'il considérait avant tout l'invention d'une langue comme une forme d'art à part entière, il ne concevait pas qu'elle puisse exister sans avoir une « mythologie » propre, à savoir un ensemble d'histoires et de légendes pour accompagner ses évolutions. Il commença à concevoir ses langues avant la rédaction des premières légendes (Lettres, n°163). Considérant qu'il existe un lien fondamental entre une langue et la tradition qu'elle exprime, il fut naturellement amené à concevoir son propre « Legendarium » dans lequel ses langues pourraient s'inscrire (Lettres, n° 180).

Tolkien travail
la durant toute sa vie sur ses langues construites sans jamais véritablement les achever. Son plaisir se trouvait davantage dans la création linguistique que dans un quelconque but d'en faire des langues utilisables. Si deux d'entre elles (quenya et sindarin) sont relativement développées, avec un vocabulaire de plus de 2000 mots et une grammaire plus ou moins définie, beaucoup d'autres auxquelles il fait allusion dans ses écrits sont tout juste esquissées. Il n'en reste pas moins vrai que ces diverses langues sont construites sur des bases linguistiques rieuses, avec une volonté de respecter le modèle des langues naturelles. Par exemple, les langues des Nains (khuzdûl) et des Númenóréens (adûnaic) ressemblent par certains aspects aux langues sémitiques (« faintly Semitic flavour », Sauron Defeated, p. 241), en particulier en adoptant une structure trilitère ou en mettant en œuvre des procédés comme la mimmation. Si le quenya des Hauts-Elfes est une langue à flexions (comme le grec et le latin), son vocabulaire et sa phonologie sont conçus sur un modèle proche du finnois. Quant à la langue sindarine des Elfes Gris, elle s'inspire très librement du gallois (Lettres, n°165) dans certains de ses aspects phonologiques comme les mutations de consonnes initiales ou « lénitions ». Cela dit, les langues de Tolkien ne sont pas non plus de simples « copies » des langues naturelles et elles ont leurs propres spécificités.

Q
uelques-unes des langues inventées par J. R. R. Tolkien :

-ad
ûnaic (langue de Númenor)
-khuz
dûl (langue des Nains)
-noir p
arler (langue des Orques)
-que
nya (langue des Hauts Elfes)
-
sindarin (langue des Elfes de la Terre du Milieu)
-westron ou
sovâl phârë (langue commune des Hommes)
-va
larin (langue des Valar)
-roh
irique (langue des Rohirrim)
-
Tolkien imagina aussi plusieurs systèmes d'écriture pour ses langues. Une écriture cursive (Tengwar de -Fëanor) et un alphabet de type runique (Cirth de Daeron) sont illustrés dans le corps du Seigneur des Anneaux.

Bien p
lus tôt, Tolkien avait aussi conçu d'autres systèmes comme les Sarati de Rúmil.

# Posté le samedi 02 février 2008 16:38

Modifié le dimanche 03 février 2008 06:18

Le Seigneur des Anneaux - Intro

Le Seigneur des Anneaux - Intro
Le Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings) est un roman en trois volumes de John Ronald Reuel Tolkien paru en 1954—1955.

Quoique les deux histoires puissent être lues de façon indépendante, il est la suite de Bilbo le Hobbit, suite que son éditeur avait demandée à Tolkien[1]. Durant les douze années de sa rédaction, il s'attache à faire vivre le monde dont il est le créateur, la Terre du Milieu, en truffant sa nouvelle œuvre de références et d'allusions qui la relient au monde du Silmarillion, sur lequel il travaille depuis 1917 et dans lequel Bilbo le Hobbit a été attiré « contre l'intention première » de son auteur.

C'est une des œuvres fondamentales de la littérature dite de fantasy, terme que Tolkien explicite dans son essai de 1939 « Du conte de fées » (On Fairy-Stories), publié dans divers recueils (Faërie et autres textes, Les Monstres et les critiques et autres essais). Tolkien lui-même considérait son livre comme « un conte de fées [...] pour des adultes », écrit « pour amuser (au sens noble) : pour être agréable à lire ».

Cette œuvre est composée de six livres, qui ne portent pas de titres. À l'origine, Tolkien souhaite publier Le Seigneur des Anneaux en un seul volume, mais le prix du papier étant trop prohibitif en cette période d'après-guerre, l'œuvre est divisée en trois volumes : La Communauté de l'anneau (The Fellowship of the Ring), Les Deux Tours (The Two Towers), et Le Retour du roi (The Return of the King). On fait souvent référence à cette œuvre comme à « la trilogie du Seigneur des Anneaux », terme techniquement incorrect car l'œuvre fut écrite et conçue d'un seul tenant. Néanmoins, Tolkien lui-même reprend dans ses lettres, de temps à autres, le terme de « trilogie » lorsqu'il est employé par ses correspondants.

# Posté le samedi 02 février 2008 16:45

Modifié le dimanche 03 février 2008 06:17